2000

Pour 2 violons, 1 alto, 1 contrebasse, 2 clarinettes, 1 hautbois, 1 cor, 1 trombone, 1 percussion, 1 voix.

La Cifra de Jorge Luis Borges (1981) m’est venu immédiatement à l’esprit, après ma conversation avec Roland Hayrabedian et l’invitation pour son projet d’anniversaire de l’ensemble. Dans ce recueil de poésies, deux sont le plus marquantes pour mon travail musical : « El cómplice » où l’auteur exprime la vulnérabilité d’un poète (peut-être de lui-même) et « Un sueño  » où sa forme me fait rappeler une autre poésie (« El laberinto » – dans Atlas, 1984). Labyrinthes dédaléens chères formes, jeux, que Borges, a su exploiter avec génie dans l’univers de ses œuvres.
Les rythmes de ces poésies m’ont fait penser d’une façon allégorique à la musique rituelle et au théâtre du « Kerala » de l’Inde du sud. Ainsi mon choix d’écrire dans une tessiture restreinte pour la voix, comme les récitations des acteurs – danseurs.
Par rapport au texte, certaines citations sont principalement de Borges.
D’ autres sont de moi-même (surtout des palindromes) et des phrases de quelques auteurs connus ou moins connus, qui suscitent un regard admiratif comme MC Solaar, Luis Alberto Spinetta ou Miguel Abuelo :  » tira las palabras finas, que no sirven más, guarda las sabias « .- (No se desesperen -1987)

Octavio Lopez

Les compositeurs