Gyiörgy Ligeti

© Guy Vivien

 

Compositeur autrichien d'origine hongroise (Dicsöszentmárton, auj. Tîrnaveni, Transylvanie, 1923).

Élève de Sandor Veress et de Ferenc Farkas à l'Académie Franz Liszt de Budapest, où il enseigna lui-même la théorie de 1950 à 1956, György Ligeti ne s'imposa parmi les compositeurs majeurs de la seconde moitié du XXe siècle que vers 1960, quelques années après avoir fui son pays à la suite des événements de Budapest (1956). Il travailla alors avec Karlheinz Stockhausen, Herbert Eimert et Gottfried Michael König au Studio de musique électronique de Cologne. Il vécut ensuite principalement à Vienne jusqu'en 1969, puis à Berlin-Ouest, jusqu'en 1973, enfin à Hambourg, où il a été professeur de composition au conservatoire jusqu'en 1989.

S'il commença par composer dans la tradition de Bartók, son langage s'est orienté vers la recherche de timbres, de couleurs, de sonorités et exprime un goût certain pour le collage. Dans le domaine de la musique vocale, le texte apparaît chez lui souvent dépouillé d'intelligibilité, texte et musique pouvant aller jusqu'à reproduire effets et gestes. Malgré cette apparence abstraite et complexe, la musique de Ligeti, par ses nuances infinies et la richesse de ses textures, est d'une rare sensibilité. Parmi ses œuvres principales, relevons ici Atmosphères (1961) pour orchestre, Aventures (1962) et Nouvelles Aventures (1962-1965) pour voix et sept instruments, Volumina pour orgue (1962), Poème symphonique pour cent métronomes (1962), Requiem (1963-1965), Ramifications (1969) pour douze cordes, Double Concerto pour flûte, hautbois et orchestre (1972), San Francisco Polyphony (1973-1974) pour orchestre, Six Miniatures pour instruments à vent (1975), l'opéra le Grand Macabre (1978, révisé en 1997), Trio pour violon, cor et piano (1983), Concerto pour piano (1985-1986, révisé en 1987-1988), Concerto pour violon (1990-1992), Concerto pour violoncelle (1993).

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