Sept fragments d'Archiloque

La belle collection des Universités de France publiée sous le patronage de l’Association Guillaume Budé consacrait un volume à Archiloque en 1958.

Le célèbre André Bonnard, à la fois traducteur et commentateur, introduisait ainsi ce volume :

“ Archiloque est le plus ancien des grands poètes lyriques européens. Au double sens du mot lyrique. Au sens antique : il a créé les formes variées d’une poésie destinée au chant. Au sens moderne : sa poésie exprime directement ses émotions, elle est une réponse aux  événements de sa vie, elle est personnelle ”.

Ainsi découvris-je, en 1964, cette poésie, forte comme le marbre de Paros où naquit le poète, et j’en avais retiré une telle saveur, âcre et stimulante, que je pensais revenir plus tard sur cette lecture.

Vingt-cinq ans après, j’ai songé à mettre en musique (expression que j’utilise par seule commodité sans pouvoir en trouver une plus savoureuse) quelques uns de ces fragments par lesquels Archiloque est seulement connu.

Lucien Guérinel