Perriault le Déluné 1997

L’œuvre se veut une « comédie-madrigal » à l’exemple du célèbre « Amphiparnasso » d’Orazio Vecchi. Cette forme très particulière d’opéra, qui, au début du XVII° siècle a coexisté un court moment avec l’autre, a représenté à l’époque un intermédiaire fascinant entre le madrigal polyphonique en voie de disparition et le nouveau style monodique d’où sortira notre opéra.

Genre éphémère, la comédie-madrigal reste aussi d’une portée dramatique relativement limitée puisque le sujet en est toujours tiré du répertoire de la Comedia del Arte. C’est dans cet esprit de légèreté, avec tout de même une touche d’expressionnisme plus récent, que sur un choix de poèmes de Frédéric Eugène Illouz, j’ai pratiqué ce que l’on appelait au XVII° siècle des « lacérations », suscitant ainsi l’émergence en pointillé d’une sorte de trame dramatique avec ses personnages types dont Perriault, mi Pierrot mi Werther, est l’exemple le plus caractéristique.

L’œuvre se partage en trois actes et « trois fois quatre scènes » dont l’annonce est dûment musicalisée ainsi que la page de titre.

Commande de l’Etat, « Perriault le Déluné » fut créé à Paris au Théâtre des Champs Elysées le 25 Avril 1997 par l’Ensemble Musicatreize sous la direction de Roland Hayrabedian.

Betsy JOLAS