Oroïpen 1995

Par un soleil limpide, l’après-midi du treize novembre 1992, s’éteignait Maurice OHANA. De lui irradiait l’exigence et la liberté musicale.

Venant d’ailleurs, il incarnait - dans un milieu souvent rigide - l’indépendance et l’imagination.

Oroïpen est une brève pièce chorale composée à la suite de la disparition de cet homme qui me fut si proche. Par les origines, par l’itinéraire, surtout par une amitié artistique et humaine sans faille.

Oroïpen, chant de cris et de révolte, de rêve et d’espoir. Et de survie.

Le texte en basque et en espagnol naissait en même temps que la musique. Si sa compréhension n’est pas absolument nécessaire, elle n’est pourtant pas sans importance. Au milieu de la pièce une brève et discrète allusion au Llanto d’OHANA.

Oroïpen, du basque : souvenir, mémoire.

 

                                                                                     Félix IBARRONDO