Ornithopoésie 1993

Quelquefois l’écoute de la musique provoque en moi des sons nouveaux, comme un jour la rencontre avec la musique pour douze voix. Par hasard, j’ai connu en même temps les textes du poète français Pierre Garnier (né à Amiens en 1928) - dans une situation politique très tendue et opprimée, paralysée, à l’est de l’Allemagne en 1989.

Ces poèmes si sensibles et légers, hors du temps et de toutes frontières m’ont redonnés l’envie d’écrire de la musique. J’ai écrit une suite de treize chants courts indissociables, qui se développent d’un accord de cinq jusqu’à onze sons. Pendant ce processus l’utilisation d’autres timbres joue un grand rôle, comme par exemple, les quarts de tons, les changements de voix chantée, chuchotée, murmurée, ainsi que des soufflements et respirations.

Les textes se superposent comme les rythmes, leur densité est toujours coupée par les passages solistes ou un raccord soudain du rythme. A la fin le cercle se referme: 1 et 13, 3 et 12 restent en relation directe.

« Le point final sera une étoile . »

 

Annette Schlünz