Les étrennes des orphelins 2000

1 flûte, 1 clarinette, 1 piano, 2 violons, 1 alto, 1 violoncelle, 1 contrebasse, 3 ou2 voix et choeurs d'enfants.

13'

Pièce du cycle « Musiques, an 13 » pour la célébration du treizième anniversaire de Musicatreize, créée le 13 juillet 2000 au Festival de Marseille.

 

Rimbaud avait quinze ans lorsque ce poème fut publié.

Privé de parents, il puisa dans sa propre expérience pour peindre les divers sentiments de ces « petits enfants » qui oscillent sans cesse entre lourde mélancolie et rêves étincelants. Ainsi, la  simplicité des images et la relative candeur du propos révèlent dès les premières lignes une poignante sincérité .

Autour des orphelins, deux femmes : la vieille servante et la mère, absente, qui n’est plus qu’une image, une voix sans paroles, un souvenir idéalisé.

Malgré toute la une atmosphère froide et pesante, éclairée seulement par la mémoire des jours heureux mais passés, le texte glisse peu à peu vers la lumière, vers l’émerveillement des orphelins devant les reflets irisés de la couronne mortuaire dont ils admirent l’éclat mais ne comprennent pas l’inscription : « A notre mère ».

 

Patrick Burgan