Elehazar

pour douze voix et quatuor de violoncelle.

 

L’oeuvre est la traduction musicale du livre eponyme de Michel Tournier.

 

En 1845, le pasteur le pasteur Eléazar quitte son Irlande natale pour mener sa famille, chassée par la famine, en Californie, terre promise.

A la manière de Moïse menant son peuple en pays de Canaan, partagé entre le Buisson ardent, voix de Yaweh, et les sources que réclamaient les Hébreux, Eléazar mène la même aventure personnelle.

Il arrive enfin à la porte de l’opulente Californie, non sans avoir rencontré bien des difficultés. Il se trouve en présence d’un bandit appelé Josué qui allait attaquer le convoi quand soudain tout bascule.

Ce dernier entend d’abord un cantique psalmodié par la famille d’Eléazar :

 

Les anges dans nos campagnes...

 

... puis il reconnait l’hymne marial qu’il chantait dan son enfance, le

 

Salve Regina

 

Dès lors, Josué va prendre en charge la femme et les enfants d’Eléazar qui va mourir près des sycomores, rappel de son Irlande.

La prière finale des trois basses, que récitait chaque matin Eléazar, est une exhortation du mystique Angelus Choiselus.

L’ascension finale vers le la aigu des quatre violoncelles en quatuors témoigne et rappelle la volonté d’Eléazar, tout comme Moïse, de rejoindre Yaweh dans le désert sacré du buisson ardent.

Je remercie Michel Tournier de m’avoir permis par son Eléazar de faire un pas de plus vers la Connaissance. 

 

Christian Dachez.